Publié le 16 septembre 2026
Sénégalaise de Saint-Jean, veuve et gérante de boutique
Je suis arrivée de Saint-Louis du Sénégal il y a trente ans, avec un mari qui travaillait sur le port et une valise pleine de thiouraye. Il nous a quittés il y a trois ans. Aujourd'hui je tiens une petite boutique de tissus près du cours Napoléon, et je connais la moitié d'Ajaccio par son prénom. Sénégalaise de Saint-Jean, veuve, cinquante-cinq ans, je me suis longtemps interdit de penser à un homme. Mes amies m'ont poussée à m'inscrire, en riant, et finalement je ris aussi. J'ai envie de compagnie, de dîners, de mots doux et de nuits tendres avec un homme mûr, élégant dans ses manières, qui respecte ma pudeur sans la confondre avec de la froideur. Je cuisine un yassa qui a converti la moitié du quartier. Écris-moi gentiment, je réponds toujours.







