Il y a des nuits où je me retrouve seule dans mon salon après avoir couché le petit, et je fixe mon téléphone sans vraiment savoir ce que je cherche. Ce soir c’est différent. Ce soir j’écris.
Je suis Alexia, 28 ans, maman, et je vis à Mérignac depuis trois ans. Ma vie ressemble à celle de beaucoup de femmes black amateur de sensations vraies qui n’ont jamais vraiment de espace pour les exprimer. Le quotidien mange tout. Les couches, l’école, le boulot, les dîners réchauffés. Et pendant ce temps là il y a quelque chose en moi qui tourne à vide, quelque chose de physique, de concret, que je ne sais plus comment nommer sans avoir honte.
Ce que je veux ce soir c’est une conversation. Pas du flan. Pas des compliments vides envoyés en copier-coller à vingt femmes en même temps. Je veux qu’on se parle vraiment, qu’on aille quelque part ensemble avec les mots. Je veux sentir que l’autre est là, présent, que ça l’allume autant que moi. J’ai une voix, j’ai une imagination, et je sais m’en servir.
Il y a une image qui me revient souvent ces derniers temps. Deux hommes. Moi à genoux. La façon dont ça occupe tout l’espace mental, dont ça efface tout le reste pendant quelques minutes. Je ne l’avais jamais dit à voix haute à personne. C’est écrit là maintenant. Une fellation à deux, c’est quelque chose que j’ai envie de vivre, d’abord en mots, d’abord dans une conversation où on construit ça lentement, et ensuite peut-être en vrai avec quelqu’un qui comprend ce que ça représente pour moi, pas juste un fantasme de catalogue mais quelque chose que je porte depuis longtemps.
J’accepte les visites. Je dis ça clairement parce que je suis honnête. Mais avant d’en arriver là il faut qu’on se parle. Il faut que je sente que t’es quelqu’un. Je ne suis pas un profil à cocher. Je suis une femme qui a des envies réelles et qui a pris le courage de les poser ici parce qu’elle ne sait plus comment faire autrement.
Si tu lis ça et que quelque chose en toi répond, écris-moi. Pas un message de trois mots. Dis-moi ce que tu as ressenti en lisant. Commence là. On verra où ça nous