La dernière fois que quelqu’un m’a touchée vraiment, c’était il y a longtemps. Pas juste effleurée. Touchée. Comme si mes contours avaient de l’importance.
J’y repense souvent le soir, allongée sur mon lit à Brest, les yeux au plafond. Je me demande ce que ça ferait d’avoir des mains d’homme qui prennent leur temps. Des mains qui commencent dans le bas du dos et qui ne se pressent vers nulle part.
Ce que je veux, c’est précis. Un homme qui arrive avec de l’huile chaude. Qui sait qu’on n’est pas là pour bâcler quoi que ce soit. Je m’allonge sur le ventre. Il verse lentement. Je sens le liquide couler le long de ma colonne, s’étaler sur mes fesses, mes cuisses. Ses paumes remontent, s’appuient, malaxent. Je suis enduite, luisante, complètement entre ses mains.
Il y a quelque chose dans ça qui me rend folle depuis toujours. Le fait d’être couverte, glissante, de sentir que chaque centimètre de ma peau reçoit une attention que je ne mérite peut-être pas mais que je prends quand même. Le contrôle qui bascule doucement. Pas brutalement. Juste… naturellement.
Je suis Eleonore, 28 ans, métisse antillaise. Cheveux noirs, corps ordinaire que l’huile rend extraordinaire dans ces moments-là. Une rencontre sexuelle black qui n’a rien de générique pour moi, c’est ça. C’est du soin, du rituel, quelque chose de presque cérémonieux avant que ça devienne autre chose.
Je cherche un homme patient. Pas quelqu’un qui voit le massage comme un préliminaire à expédier. Quelqu’un qui comprend que la scène entière, du débouchage du flacon jusqu’à la fin, fait partie de ce qu’on vit ensemble. Qui aime regarder l’huile briller sur une peau sombre. Qui prend plaisir à ça autant que moi.
Si tu lis ça et que tu sais exactement ce que je décris, écris-moi. Dis-moi comment tu fais les choses.