Ce soir j’ai ouvert la fenêtre et l’air de Toulon sentait le sel et quelque chose d’autre, quelque chose d’indéfinissable qui m’a donné envie de ne pas rester seule avec moi-même.
Je m’appelle Margot. J’ai 28 ans, je suis antillaise, créole, les cheveux noirs qui tombent sur les épaules, un corps fin que j’aime habiller et déshabiller selon l’humeur. Ce soir l’humeur est là, entière, sans excuses.
J’ai regardé mon lit, la lumière tamisée, le ventilateur qui tourne lentement. Et j’ai pensé à des mains. Des mains d’homme sur ma peau. Pas une histoire compliquée, pas une promesse. Juste cette sensation d’être vraiment touchée, vraiment vue, pendant quelques heures qui comptent.
Je sais ce que je suis. Je sais que pour certains hommes, une femme comme moi, cette peau dorée, ce mélange qu’on porte sans effort, ça représente quelque chose. Une rencontre femmes métisses comme la mienne, ça ne se trouve pas derrière un écran sans un peu d’audace des deux côtés.
Alors j’écris ici parce que ce soir je ne veux pas attendre. Je veux un homme présent, qui sait tenir une conversation autant que tenir une femme. Quelqu’un de calme, de solide, qui n’a pas besoin qu’on lui explique comment être là.
Si tu lis ça et que tu ressens quelque chose, écris-moi. Ce soir seulement.